
Gaz en Europe en 2025 : vers une nouvelle crise en vue ?
L’Europe pensait avoir tourné la page de la crise énergétique de 2022, mais le début de l’année 2025 laisse entrevoir un scénario plus tendu que prévu. Alors que l’hiver touche bientôt à sa fin, les réserves de gaz affichent des niveaux préoccupants.
Quelles en sont les raisons ? La demande en gaz reste forte et les prix commencent à être en hausse.
Pourquoi ? Entre contraintes géopolitiques très fortes, des tensions sur le marché mondial et la nécessité d’accélérer la transition énergétique, l’année 2025 pourrait être décisive pour l’approvisionnement en gaz.
Point sur la situation des réserves de stocks de gaz en Europe
Les chiffres parlent d’eux-mêmes. Selon plusieurs médias, au 16 mars :
- les stocks de gaz européens ne sont remplis qu’à 34 %, contre 60 % l’année précédente ;
- en France, ce taux tombe même à 21 % (un niveau qui inquiète les acteurs du secteur).
Mais concrètement, que faut-il retenir de ces chiffres ?
Avoir moins de stocks signifie souvent une pression accumulée sur les prix. L’Europe a fixé une obligation de remplissage des réserves à 90 % avant chaque hiver. Mais cette mesure est jugée trop rigide par certains États et elle pourrait être prochainement revue à la baisse. Des discussions sont en cours au niveau européen pour permettre d’étaler l’effort de stockage entre octobre et décembre, afin d’éviter des flambées brutales des tarifs.

À savoir
À quoi s’attendre pour les factures de gaz en France ?
D’ici des décisions prises, l’Europe n’a pas d’autre choix que de poursuivre ses efforts pour sécuriser son approvisionnement. Quelles sont les solutions possibles ? Le déploiement de la sobriété énergétique, la diversification des sources d’importation et l’accélération du développement des énergies renouvelables restent des leviers essentiels pour réduire la dépendance au gaz.
Toutefois, tant que les prix du gaz en Europe resteront plus élevés qu’aux États-Unis ou en Chine, l’Europe restera vulnérable aux fluctuations et aux tensions géopolitiques. Ainsi, l’année 2025 sera un véritable test pour la stratégie énergétique européenne.
Dans ce contexte incertain, les entreprises doivent plus que jamais anticiper leurs achats d’énergie et sécuriser leurs approvisionnements.

Le saviez vous ?
Faut-il alors s’attendre à une nouvelle crise énergétique ?
À moyen terme, des perspectives plus rassurantes se dessinent. Par exemple, selon plusieurs spécialistes, la production mondiale de GNL devrait augmenter dès 2025, et encore davantage après 2026, avec l’arrivée de nouveaux volumes en provenance des États-Unis et du Qatar. Cette évolution pourrait entraîner une détente des prix.
De plus, comme expliqué précédemment, les Européens devront agir notamment :
- en faveur de la sobriété,
- en réalisant des efforts sur l’efficacité énergétique,
- en diversifiant les approvisionnements en gaz.